Atelier de formation sur la cybercriminalité et les preuves électroniques, en collaboration avec le département des enquêtes criminelles et l’unité de lutte contre la cybercriminalité des services de police du Ghana

La fraude sur Internet est très répandue dans le monde. Le Ghana, par exemple, a également perdu plus de 200 millions de dollars américains dans des cas de cybercriminalité enregistrés entre 2016 et 2018, alors que les rapports du service de police du Ghana indiquent que plus de la moitié de ces cas signalés ont été liés à la fraude.

Le gouvernement Ghanéen a adopté la loi de 2020 sur la cybersécurité, la loi 1038, qui protège l’infrastructure d’information stratégique du pays, réglemente les activités de cybersécurité, prévoit la protection des enfants sur Internet et développe l’écosystème de la cybersécurité du Ghana.

Dans ce contexte, AGA-Afrique, en collaboration avec le département des enquêtes criminelles et l’unité de lutte contre la cybercriminalité du service de police du Ghana, a organisé un atelier de formation de quatre jours intitulé “Cybercriminalité et preuves électroniques”.

L’objectif de l’atelier était de former les enquêteurs chargés de la lutte contre la cybercriminalité et les procureurs des services de détection et de répression, chargés de l’application de la loi 1038 sur la cybersécurité au Ghana. Cet atelier a permis de renforcer les capacités, les connaissances et les compétences des agents chargés de l’application de la loi afin qu’ils puissent mener des enquêtes efficaces et recueillir des preuves crédibles en vue de poursuivre avec succès les cybercrimes, qu’ils soient physiques ou virtuels.

Les discours d’ouverture ont été prononcés par Markus Green Esq, membre du conseil d’administration d’AGA-Afrique, et Kofi Boakye, Directeur Adjoint de la police Ghanéenne, au nom du Commissaire de police Isaac Ken Yeboah, Directeur Général du département des enquêtes criminelles de la police Ghanéenne.

Les sessions hautement informatives et interactives ont été animées par nos experts en la matière : Herbert Gustav Yankson, Commissaire divisionnaire de police, directeur de l’unité de cybercriminalité de la police Ghanéenne, AfiaSerwahAsare-Botwe, juge à la Haute Cour de Justice du Ghana, Stephen Kiptinness, associé principal pour l’agence de technologie et de propriété intellectuelle, le Dr. Bright Gameli Mawudor, des services de cybersécurité, de Internet Solutions Kenya et fondateur du collectif de cybersécurité Africahackon, Alex Osunga, spécialiste de la cybersécurité, @iLabAfrica et Alexander Oppong, conseiller principal chez e-Crime Bureau.

Le coordinateur national d’AGA-Afrique pour le Ghana, Maame Hagan, a présidé les séances formation et clôturé cet événement de quatre jours avec succès.