Formations des magistrats sur la cybercriminalité et les preuves électroniques en collaboration avec l’Académie Judiciaire du Kenya (KJA) et le Secrétariat du Commonwealth.

La cybercriminalité est une source de préoccupation mondiale. L’utilisation accrue de la technologie, notamment à la suite de l’avènement du Covid-19, a entraîné des défis uniques dans l’administration de la justice. Les magistrats sont en première ligne du travail judiciaire et sont souvent confrontés à des cas impliquant des preuves électroniques et la cybercriminalité, d’où la nécessité d’être équipé des outils nécessaires pour traiter ces cas.

Dans ce contexte, AGA-Afrique, en collaboration avec l’Académie Judiciaire du Kenya (KJA) et le Secrétariat du Commonwealth, a organisé deux ateliers de trois jours sur le thème “Formation des magistrats sur la cybercriminalité et les preuves électroniques“, respectivement du 10 au 12 et du 17 au 19 novembre 2021.

L’objectif de la formation était de doter les magistrats d’outils et de connaissances essentielles sur le traitement des affaires de cybercriminalité et des preuves électroniques et sur la manière d’identifier la crédibilité, la conformité et le respect des droits de l’homme des preuves présentées au tribunal. Cela leur permettra d’améliorer leur capacité à juger les affaires de cybercriminalité.

La première formation a eu lieu en présence de l’honorable juge Smokin C. Wanjala, juge de la Cour suprême du Kenya et directeur de l’Académie Judiciaire du Kenya (KJA), de Markus Green, membre du conseil d’administration d’AGA-Afrique (en distanciel par visioconférence), de Jonathan Ratel, conseiller juridique du système de justice pénale de la Direction de la Gouvernance et de la Paix, de John Edozie, conseiller international d’AGA-Afrique, et de Chukukere Unamba-Oparah, directeur de programme et conseiller stratégique. Les magistrats ont également été rejoints par 3 représentants de l’Institut de formation judiciaire de Somalie.

La deuxième formation a été officiellement ouverte par Markus Green, Esq, membre du conseil d’administration d’AGA-Afrique, l’honorable juge Smokin Wanjala, SCJ, directeur de l’Académie judiciaire du Kenya (KJA) et juge de la Cour suprême du Kenya, et le Dr Tawanda Hondora, responsable de l’État de droit au Secrétariat du Commonwealth, ont prononcé des discours liminaires lors de l’ouverture.

La plupart des sessions ont été très instructives et interactives. Elles ont été animées par des experts en la matière que sont : Jonathan Ratel, conseiller juridique du système de justice pénale de la Direction de la Gouvernance et de la Paix du Secrétariat du Commonwealth, Stephen Kiptinness, associé principal de la structure Technologie et propriété intellectuelle, Dr Isaac Rutenberg, Directeur du Centre de Droit de la Propriété Intellectuelle et des Technologies de l’Information (CIPIT) établi par la Strathmore Law School, Evelyn Mboya, Officier responsable du bureau de la Cyber Division de l’Unité de lutte contre la traite des êtres humains et de protection de l’enfance (AHTCPU) placée sous la tutelle de la Direction des Enquêtes Criminelles, Shakirudeen Alade, des programmes, d’assistance sur les questions liées à la cybersécurité et d’examens des capacités nationales en matière de cybersécurité, du Secrétariat du Commonwealth, Dr Bright Gameli Mawudor, des services de cybersécurité, de la compagnie Internet Solutions Kenya et fondateur du collectif de cybersécurité Africahackon, et Alex Osunga, professionnel de la cybersécurité à @iLabAfrica.

L’honorable Catherine Mburu, magistrat principal à l’Académie Judiciaire du Kenya (KJA), a clôturé les deux séries de formations.